Bien occupés
Bonjour à toute la communauté Micul Haos ! J'espère que nous vous avons manqué ces deux derniers mois. Nous étions en voyage.
Double exposition avec Auguste Perret à la tour Perret, Grenoble.
Ça devait être un voyage
On pensait que ce serait facile. Nous avions tout prévu des mois à l'avance. Nous savions exactement où nous allions : les billets de train étaient prêts, tout l'itinéraire, les bâtiments et les lieux que nous voulions voir. Nos personnages étaient prêts, eux aussi.
Ça devait être un voyage. Honnêtement, on avait presque l'impression de ne pas le mériter : créer, voyager, faire des recherches, photographier. Passer nos journées à faire ce que nous aimons.
Mais ça a aussi été l'une des expériences de travail les plus dures de notre vie. Visiblement, aimer ce qu'on fait pousse à travailler plus, pas moins.
Notre personnage inspiré d'Adrienne Gorska dans l'escalier du 7 rue Méchain, Paris.
Perdus et retrouvés
Pour faire court, nous avons visité énormément d'endroits, en France comme en Roumanie. Nous avons vécu des moments très désagréables, comme perdre quelques-uns de nos personnages dans le train de Bucarest à Paris. Plusieurs mois de travail, perdus en une fraction de seconde !
Nous les avons récupérés sains et saufs grâce aux agents de la gare de Bludenz, en Autriche, ceux qui s'occupent des trains et de la gare. Ils rendent le voyage en train sûr et propre, ils se connaissent tous, et ils savent qui appeler et comment aider, même quand ça ne fait pas partie de leur travail. Ça a été un beau rappel, bien réel, du lien humain et de l'empathie qui sont au cœur de ce que nous faisons chez Micul Haos ❤️
Il y a eu aussi des rencontres de hasard avec des personnes adorables. Un grand merci à nos amis qui ont échangé leur appartement avec nous. Grâce à eux, nous avons pu rester assez longtemps à Paris pour y installer notre base et partir en train vers chaque lieu. Et un autre grand merci à l'équipe de l'Institut français de Bucarest, qui nous a aidés avec des idées et des contacts.
Rue Mallet-Stevens, Paris
Notre itinéraire
Voici les villes que nous avons visitées : Paris, Clamart, Nancy, Firminy, Grenoble, Le Havre, Marseille, Roquebrune-Cap-Martin, Hyères, Strasbourg, Nice, Bucarest, Câmpina, Cluj-Napoca, Deva, Timișoara, Constanța. Et quelques autres en chemin !
Zilberman, 8 rue Stelea Spătarul, Bucarest.
Quelques impressions
Voyager en train est beaucoup plus simple en France. Ça se voit dans notre liste : même si nous avions plus de temps en Roumanie, nous y avons vu moins de villes. Les distances sont plus longues, surtout quand on les compte en heures et non en kilomètres.
Il y a tellement de beaux bâtiments en Roumanie ! Le modernisme y est un peu plus sage, plus décoré, parfois presque Art déco. C'est plein de charme. Mais beaucoup de ces bâtiments sont presque en ruine, laissés à l'abandon, ou rénovés d'une manière qui donne l'impression qu'aucun architecte n'y a participé. Il existe aussi des bâtiments bien entretenus, mais beaucoup moins qu'en France. Cela dit, on nous a aussi raconté l'histoire de bâtiments français restés à l'abandon pendant des années et restaurés seulement récemment, comme la villa E-1027. Nous vous raconterons son histoire dans une prochaine lettre.
Maria en train d'installer un personnage
George à l'échelle du Modulor
La suite
Les films sont en cours de développement et nous choisissons les photographies pour l'album et pour l'exposition au MNAC. On vous en dit plus dans la prochaine lettre !
D'ici là : de quelle ville aimeriez-vous qu'on vous parle en premier ? Répondez simplement à cet e-mail.
Merci de nous avoir lus et de nous avoir attendus,
Continuez à jouer,
Maria & l'équipe
Le projet culturel « La Résilience du conte oublié : le modernisme » est cofinancé par l'Administration du Fonds culturel national (AFCN). Le projet ne reflète pas nécessairement la position de l'AFCN. L'AFCN n'est pas responsable du contenu du projet ni de l'utilisation qui peut être faite de ses résultats, qui relèvent entièrement de la responsabilité du bénéficiaire du financement.